Mardi 18 mars 2008
Grâce aux efforts consentis par le Maroc et aux différentes passerelles mises en place, le golf national a su tirer son épingle des fairways pour éclore au niveau international.

Véritable kaléidoscope de découvertes culturelles, le Maroc, pays chargé d'histoire et invité d'honneur au 2e Salon du Golf de Paris (15 - 17 mars), envoûte par l'authenticité de ses attraits en se couvrant de tapis verts donnant désormais une grande visibilité à ce sport.

Dans une déclaration à la MAP, Marc Assous, Commissaire général et fondateur du Salon du Golf de Paris, s'est félicité des multiples efforts déployés par le Maroc "au niveau des investissements financiers dans les parcours qui sont dessinés par de grands architectes internationaux".

Le Maroc mérite amplement son choix de pays invité d'honneur à ce Salon de par notamment la beauté et l'excellence de ses parcours de rêve et ses mille et un projets, a-t-il affirmé.

Abondant dans le même sens, Mme Nchirah Naciri, chef de produit Mice, Golf et Bien-être à l'Office national marocain du tourisme (ONMT), a signalé que le choix du Royaume a été dicté notamment par son ambitieuse stratégie de développement de l'offre golfique nationale, notant que la forte présence marocaine à cet événement d'envergure est destinée à présenter cette offre tant aux prescripteurs qu'au grand public.

L'objectif de l'ONMT est de "fédérer le maximum d'acteurs de la filière golfique au niveau de ce Salon", a-t-elle dit, faisant remarquer qu'une vingtaine d'opérateurs marocains, dont des agences et établissements hôteliers spécialisés dans la clientèle golfique, ont pris part à cette grande manifestation.

Elle a également souligné le grand intérêt manifesté par la clientèle golfique française à l'offre marocaine, faisant observer que le nombre de parcours, actuellement de 17, sera porté prochainement à une trentaine pour conforter la position du Maroc en tant que destination rêvée pour vivre la passion du golf.

Dans le même ordre d'idées, Mme Maryse Denjean, responsable au Royal Golf de Marrakech (RGM), a fait savoir que les Français arrivent en première position s'agissant du taux de fréquentation dans tous les golfs du Royaume qui dispose d'offres diversifiées et de très haut niveau de qualité golfique.

En effet, le Maroc se veut aujourd'hui plus que jamais une référence incontournable pour les golfeurs avec une offre unique alliant le produit golf aux autres atouts, dont le culturel, le balnéaire, la nature et le bien-être.

Depuis longtemps une destination connue et reconnue par les professionnels golfiques, le Royaume est devenu l'hôte de l'un des grands rendez-vous internationaux désormais incontournable pour les professionnels et amateurs passionnés de golf, en l'occurrence le Trophée Hassan II.

Sa proximité de l'Europe, son climat, la qualité de ses parcours, ses richesses culturelles et son hospitalité légendaire font du Maroc, "le Royaume du golf".

Au Salon de Paris, le stand marocain a été aménagé sur une superficie de 100 m2 sous forme d'un parcours de golf avec des comptoirs signalétiques personnalisés à des opérateurs nationaux, dont le Royal Golf de Marrakech, Royal Golf de Fès, Golf Amelkis de Marrakech, Royal Golf de Cabo Negro, Golf de Soleil Agadir et Sofitel Royal Golf d'El-Jadida.

Une tombola a été organisée à cette occasion par l'ONMT dont les cinq gagnants quotidiens ont bénéficié de stages et de séjours de golf dans le Royaume.

Réunissant 250 exposants et 700 marques sur 1.500 m2 d'exposition incluant un putting green de 300 m2, le Salon a été un événement haut en couleurs où tous les secteurs liés à cette discipline ont été représentés, des accessoires de ce sport à la promotion de parcours en passant par l'organisation de séjours de golf.

Le 2e Salon a affiché ses grandes ambitions, un an après une première édition qui faisait plus office de "test grandeur nature qu'autre chose", selon ses organisateurs.

Durant les trois jours, les amateurs de golf ont pu assister à des forums animés par des journalistes de renom, participer à des animations ludiques et sportives et écouter les conseils d'ostéopathes et de nutritionnistes notamment sur la manière d'allier plaisir et santé.

Publié le : 18.03.2008
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Mercredi 12 mars 2008

82a.jpg Une bonne nouvelle, (circulée au salon marocain de Berlin cette année, principalement dans le milieu d’Agadir), il s’agit de la nomination de Fouad Hajjoui en tant que nouveau délégué de l’ONMT en juin prochain, justement à la demande insistante des professionnels.

Hajjoui a par ailleurs été présent à l’ITB, pour s’acclimater avec cette importante et incontournable foire touristique mondiale. Fouad Hajjoui est bien connu des professionnels gadiris qu’il avait côtoyé durant des années en tant qu’ex délégué du ministère du tourisme à Agadir.

Nommé en Scandinavie, il avait fait un excellent travail. Il a également été nommé en Autriche en charge des pays de l’Est et de la Russie. Hajjoui y a également réalisé du beau travail avec la grande coopération des professionnels gadiris, dans ces marchés inconnus avant pour le tourisme national. Sa nomination en Allemagne tombe à point nommé pour redonner à ce marché la place qu’i mérite à la fois pour la destination balnéaire Agadir, pour le produit culturel marocain, en attendant l’arrivée des nouvelles destinations balnéaires.

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Lundi 10 mars 2008
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«Pour des produits adaptés à l'offre»

Le Directeur Général de l'Office national marocain du tourisme, Monsieur Abbas Azzouzi est conscient que l'heure est au renouvellement pour pouvoir attirer des touristes de plus en plus exigeants.



Le Matin :
Il y a de grandes parts à prendre sur le marché touristique allemand. Comment comptez-vous procéder pour atteindre cet objectif ?

Abbas Azzouzi : Si on veut prendre des parts importantes sur ce marché, il faut une offre balnéaire étoffée. 60 % de la demande allemande est, en effet, balnéaire. Aujourd'hui, l'offre au Maroc se concentre sur Agadir. Mais, ce n'est plus suffisant. Cette ville est pratiquement saturée durant la haute saison. Si on veut vraiment développer le tourisme, il nous faut d'autres stations balnéaires. Saïdia devrait ouvrir ses portes en juin de cette année.

On espère la programmer pour l'été 2009. Mais, encore une fois, la capacité est limitée. Trois nouveaux hôtels vont ouvrir leurs portes. Ils vont être vite saturés. Quand on a 10 marchés à qui on présente le même produit, la capacité fait défaut. C'est un véritable frein au développement. Tant qu'on n'aura pas en quantité suffisante des capacités balnéaires, nous ne pouvons pas développer d'une manière significative le marché allemand. On essaie, ainsi, de vendre le segment culturel avec Fès et le circuit des villes impériales. Là, on s'adresse à une population plus petite, de niche. C'est ce qu'on est en train de faire à présent.

Le Matin : Cela fait quarante ans que le Maroc participe à ce plus grand salon du tourisme au monde. Pourquoi n'a-t-on pas pu redresser la situation plus tôt ?

Abbas Azzouzi : On ne peut vendre que ce qu'on a à vendre. Le plan Azur n'a été lancé qu'en 2001. Avant, il n'existait que l'offre d'Agadir qui se vendait très bien sur le marché allemand. En 2001, les stations balnéaires étaient programmées. Mais, malheureusement, on enregistre un retard à ce niveau-là.
Même les ambitions du Maroc ont grandi au fil du temps…
Exactement. Mais tant qu'on n'aura pas un produit qui répond à la demande, on ne peut pas faire plus que ce qu'on effectue actuellement. Les miracles n'existent pas.

Le Matin : Quelle impression avez-vous suite aux différentes réunions avec les professionnels allemands. La destination marocaine est-elle prisée ?

Abbas Azzouzi : Quelques professionnels sont très intéressés car on a investi davantage sur ce marché. Le Maroc commence à prendre une position qui se construit sur la durée, notamment au niveau de la distribution. Notre pays devient une destination qui compte dans l'esprit des opérateurs. On leur a annoncé l'arrivée des stations balnéaires: Taghazout, Luxus, Mogador.

Le Matin : Pourquoi se focalise-t-on sur le balnéaire, alors que le Maroc offre le tourisme culturel ?

Abbas Azzouzi : Les destinations culturelles sont plus petites pour les Allemands. On a 30.000 lits balnéaires et 110.000 lits culturels. Le Maroc reste une destination culturelle. Il faut donc faire l'effort au niveau du tourisme balnéaire.

Le Matin : Mais la concurrence est très rude. Que comptez-vous faire à ce niveau-là ?

Abbas Azzouzi : On se bat avec ce qu'on a. On vend le produit culturel. On a programmé à partir de l'Allemagne des vols sur Marrakech qui ne se vendait pas en tant que destination. Maintenant, Marrakech est vendue en tant que séjour en dehors des circuits. Bien sûr, on développe également les circuits et on s'intéresse aux produits de niche. En effet, en Allemagne, il existe bon nombre de tours opérateurs de petite et moyenne taille qui s'intéressent aux produits de niche : le tourisme rural, l'aventure…

Le Matin : A part le marché allemand, comment l'ONMT compte développer davantage les parts de marché en Europe ?

Abbas Azzouzi : On va continuer à se focaliser sur les sept marchés européens principaux. Il nous faut, par ailleurs, trouver des marchés de relais, de croissance. C'est pour cette raison que l'on veut développer la Russie, la Pologne, le Moyen-Orient. On commence à s'intéresser au Japon et à la Chine, des marchés culturels potentiels très importants qu'il faut développer à long terme.

Il faut que l'on s'inscrive aussi dans les mutations qui s'opèrent dans l'industrie du tourisme avec l'émergence de l'Internet. On va développer cette année une plate-forme de réservation en ligne pour l'ensemble du Maroc. On espère une mise en ligne en septembre. On doit continuer à inciter les professionnels marocains à travailler sur le produit national. Il ne s'agit pas des hôtels et des destinations uniquement mais plutôt de la confection de nouveaux circuits. On ambitionne de faire en sorte que les pays d'accueil touristiques soient vendus. Cela nécessite de concevoir de nouveaux produits pour continuer à les vendre. On ne peut pas continuer à vendre des produits depuis les années 70 de la même manière. Il faut faire, donc, un très grand effort.

Publié le : 10.03.2008
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Lundi 10 mars 2008
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Trois pays du Maghreb ont fait appel au folklore
et à l'artisanat pour se faire connaître des t
ouristes allemands lors du Salon International du Tourisme de Berlin, le plus grand du genre
au niveau mondial.

Par Sarah Touahri pour Magharebia à Berlin — 09/03/08





Les professionnels du tourisme de Tunisie, d'Algérie et du Maroc se sont déplacés à Berlin du 5 au 9 mars pour tenter de mieux faire connaître leurs pays à l'occasion de l'ITB, le Salon International du Tourisme, le plus grand du genre dans le monde. Près de 180 000 spécialistes du voyage y étaient présents.

 

Les stands algérien, marocain et tunisien proposaient le folklore et l'artisanat local, pour tenter d'attirer les touristes allemands, qui constituent un pourcentage important des trente-deux millions de visiteurs européens, effectuant soixante-quinze millions de voyage par an.

 

Sur le stand algérien, les visiteurs ont pu apprécier de l'authentique musique algérienne avant de feuilleter les brochures disposées de part et d'autre.

 

Ahmed Boufares, directeur général de l’Office National du Tourisme algérien, a déclaré à Magharebia que l'Algérie ambitionne depuis quelques années de développer le secteur du tourisme par le biais de ce genre de manifestations. "On ne se fait pas d’illusion que ce soit pour l’Allemagne ou d'autre pays", a-t-il déclaré. "Le marché est en construction car on misait avant sur l’industrie et les hydrocarbures. Aujourd’hui, on vise à développer le secteur, notamment le tourisme saharien et culturel."

 

M. Boufares a demandé aux voyagistes privés d'aider le pays à atteindre ses objectifs. Il s'est par ailleurs félicité du développement du tourisme d’affaires dû à la croissance des investissements étrangers.

 

A quelques mètres seulement, le stand tunisien, parfaitement organisé, présentait un potier en train de réaliser divers modèles de poterie tunisienne. De jeunes femmes en costume traditionnel vantaient aux Allemands les charmes de leur pays.

 

Nacer Zannad, un professionnel du secteur, a indiqué que la Tunisie participait à ce salon berlinois pour tenter de mieux pénétrer le marché allemand et établir des contacts avec des opérateurs du monde entier. Après les Français, les Allemands sont les deuxièmes touristes les plus nombreux à se rendre en Tunisie. "Nous mettons l'accent sur le tourisme balnéaire, mais aussi sur le golf, car il fait souvent beau en Tunisie", explique-t-il.

 

En marge de ce salon, les voyagistes tunisiens et allemands ont eu des entretiens destinés à augmenter le nombre de touristes originaires d'Allemagne. Trois compagnies aériennes tunisiennes, Tunisair, Nouvel Air et Karthago Airlines, participaient à ces rencontres. Selon les Ministre du Tourisme Khelil Lajimi, sur les 5 millions de dinars que le gouvernement envisage de dépenser pour renforcer le secteur du tourisme, 1,5 million est réservé au seul marché allemand.

 

Le stand marocain, aménagé sous forme de casbah, était rempli de gens représentant des hôtels, agences de tourisme et offices de tourisme régionaux. Là encore, l'accent était mis sur l'artisanat traditionnel. Un certain nombre de responsables du secteur marocain du tourisme avaient fait le déplacement à Berlin pour présenter les efforts déployés par le Maroc pour renforcer le tourisme en s'appuyant sur le patrimoine naturel et culturel du pays.

 

Le Ministre du Tourisme Mohamed Boussaid a expliqué qu'au cours des années à venir, le Maroc s'attachera à exploiter son formidable potentiel. "Il faut juste qu’on adapte notre produit, car le marché allemand est balnéaire et jusqu’à présent, il a vécu sur une seule station, Agadir. Je pense qu’avec les projets du plan Azur, nous allons pouvoir investir le marché allemand avec des produits nouveaux qui marqueront la différenciation avec les stations balnéaires de la région."

 

Dans le cadre de son ambitieuse stratégie Vision 2010, le Maroc espère attirer dix millions de touristes par an d'ici 2010.

 

Les trois stands débordaient littéralement de questions de la part des visiteurs.

 

Gertrud Mishuland, médecin, avoue n'avoir jamais pensé à visiter le Maghreb auparavant, mais envisage de le faire à l'avenir. "Je ne savais pas que ces pays regorgent de potentialités, notamment au niveau du tourisme balnéaire."

 

Anke Kömpfer, une employé de banque, explique que les pays du Maghreb figurent désormais en bonne place sur sa liste des destinations de voyage. "Je voyage deux fois par an à l’étranger, notamment en Asie. Ce salon m’a donné l’idée de choisir une autre destination. Et pourquoi pas le Maghreb ?"

 
Ce contenu a été réalisé sous requête de Magharebia.com.
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Mardi 4 mars 2008

Les Ministres du tourisme français et marocain, Luc CHATEL et Mohamed BOUSSAID se sont rencontrés aujourd'hui à Paris pour une réunion de travail.

Les Ministres ont souligné  l'excellente relation qui lie les deux pays. La coopération est plus que satisfaisante et les grands investisseurs français sont présents au Maroc. Par ailleurs, il existe entre les deux pays une réelle convergence sur les problématiques liées au tourisme.
 



 
De nombreuses initiatives ont été prises lors de la réunion de travail qui portait notamment sur les problématiques de formation, sur la réglementation, la promotion et le tourisme d'affaires. Problématiques sur lesquelles les deux pays travaillent actuellement et fonderont leurs échanges à venir.
 
L'entretien a été aussi l'occasion d'évoquer les prochaines échéances internationales dont le premier sera notamment le Sommet Euromed de Fès des 3 et 4 avril prochains.
 

Le plan stratégique du Maroc pour 2010 fixe un objectif de dix millions de touristes. Le Maroc connaît aujourd'hui une croissance touristique sans précédents et est passé entre 2001 et 2007 de 4,4 millions de touristes à 7,45 millions (+69%).

www.tourisme.gouv.fr

 

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Jeudi 28 février 2008
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Le Maroc prendra part à la 42e édition du Salon mondial du tourisme (ITB) qui sera organisé du 5 au 9 mars prochain à Berlin, avec la participation de plusieurs pays.

Outre l'aspect commercial, le Maroc ambitionne, à travers sa participation à ce Salon, de renforcer le partenariat avec les opérateurs touristiques allemands, d'exposer les grandes lignes de la stratégie marocaine du développement du secteur touristique et de mettre en valeur le potentiel naturel et patrimonial du Royaume, indique la délégation de l'Office national marocain du tourisme (ONMT) à Dsseldorf.

Il sera également l'occasion pour le Maroc pour mettre en exergue les réalisations accomplies dans le cadre de la vision 2010, qui vise le développement du secteur touristique dans ses différentes composantes (produit touristique, transport aérien, commercialisation, communication, organisation institutionnelle).

Le stand marocain est aménagé sur une superficie de 306 m2. Outre les établissements hôteliers et les agences de voyage, plus de 100 professionnels représentant les conseils régionaux du tourisme d'Agadir, de Marrakech, de Fès, de Meknès-Tafilalet, de Casablanca prendront part à l'ITB.

L'Allemagne a occupé la 4e position en terme de nuitées enregistrées par les hôtels classés du Royaume en 2007 (988.958 nuitées).

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28.02.2008
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Mardi 26 février 2008
Interview par LE MATIN
Publié le : 25.02.2008 
«90 Minutes Pour Convaincre»

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«Faire atterrir la Vision 2010 et essayer d'assurer un bon décollage pour la Vision 2020»



«Le tourisme s'impose aujourd'hui comme une véritable locomotive
de l'économie nationale. Voilà le vrai enjeu».



Le Matin Forum : La nouvelle politique touristique du Maroc, initiée par Sa Majesté le Roi au début de la décennie en cours, est très ambitieuse. Parmi les programmes qui incarnent cette politique, figure notamment le plan «Azur», qui visait la réalisation de six stations balnéaires. Quel bilan pouvez-vous nous faire de ce plan ?

MOHAMED BOUSSAÏD :
Je crois que tout le monde s'accorde à dire que le Maroc est privilégié, parce qu'il a, très tôt (en 2001), mis en place une nouvelle politique touristique, portée par l'ambitieuse «Vision 2010 ». Celle-ci et les accords cadres qui ont été signés avec les professionnels ont créé une très belle dynamique autour d'un secteur. C'est vrai que le tourisme est toujours considéré comme l'un des secteurs importants de l'économie marocaine, mais le Royaume le développe actuellement avec plus de volontarisme dans le cadre d'une politique publique intégrée, mais surtout qui a créé une convergence entre les secteurs public et privé et qui a tracé une feuille de route avec des objectifs chiffrés et des démarches rationnelles et organisées. Cette politique publique, qui a bénéficié de la Haute sollicitude de Sa Majesté le Roi, commence à donner des résultats.

Aujourd'hui, je ne peux, en tant que responsable de ce département, que porter dans la même direction l'ensemble des actions qui ont été entreprises. Je me suis parfaitement inscrit dans une politique d'accumulation, de progression, de continuité, mais bien évidemment en essayant de faire avancer les dossiers qui ne l'ont peut-être pas été suffisamment et accélérer autant que faire se peut des dossiers qui ont été déjà initiés.

Globalement, j'ai trouvé que c'est un secteur très passionnant, mais je mesure toute la responsabilité car le tourisme s'impose aujourd'hui comme une véritable locomotive de l'économie nationale. Voilà le vrai enjeu. Après, dès qu'on part de ces objectifs, il faut dérouler l'ensemble des actions qui permettent de les réaliser, en prenant en considération les nouvelles exigences du secteur.
A ce propos, il est à souligner que la nouvelle réalité du tourisme national est caractérisée par trois déterminants. Premièrement, il n'y a plus de place pour l'amateurisme dans ce secteur. Le tourisme est devenu une véritable industrie très compliquée car, d'abord, elle met en jeu une multitude d'éléments : le produit, la formation, l'aérien, la promotion… Elle met en jeu aussi beaucoup de secteurs car il ne faut pas avoir une bonne mécanique pour attirer les touristes. Il faut aussi leur offrir un cadre et un environnement agréable. Il s'agit donc de l'enjeu de la qualité. La troisième complication consiste en le fait que le tourisme est un secteur extrêmement concurrentiel, surtout que les pays de la région ciblent presque les mêmes marchés. Il est à noter que le secteur est un peu fragile et vulnérable dans la mesure où il peut être affecté par des événements ou tout simplement par la santé des économies dans les marchés émetteurs.
Mais comme je mesure la responsabilité, autant je mesure également la chance. J'espère faire atterrir durant ce mandat la vision 2010 et essayer d'assurer un bon décollage pour
la vision 2020. Voilà globalement l'état d'esprit dans lequel je me trouve.

Le tourisme interne peut jouer un rôle important pour prévenir toute baisse éventuelle d'activité liée au recul des nuitées enregistrées par le flux des touristes étrangers vers le Maroc. Toutefois, les tarifs pratiqués par les hôtels restent encore chers pour les Marocains...

C'est vrai que le tourisme interne est un des leviers importants du développement du secteur touristique marocain. Ce n'est pas seulement apprécié d'un point de vue économique (il est à noter qu'il représente 20% des nuitées enregistrées par les établissements d'hébergement classés), mais également du fait que les Marocains sont censés, eux aussi, s'approprier les services de ce secteur et bénéficier de toutes les potentialités touristiques qu'offre leur pays. Le tourisme interne est de ce fait l'une des composantes essentielles de notre politique touristique.
D'ailleurs, une étude que nous avons réalisée nous a montré que le marché du tourisme interne fournit 5 millions de voyages, dont moins d'un cinquième seulement est capté par les établissements d'hébergement classés. Outre les pratiques sociales, il faut également prendre en ligne dde compte que la contrainte majeure est relative à l'absence de la démocratisation du tourisme interne. Ce qui nous nécessite de prendre en considération le pouvoir d'achat de nos compatriotes. L'obstacle est donc le coût des nuitées. Pourquoi cette cherté ? Parce que les touristes étrangers viennent très souvent par le biais des tour-opérateurs intégrés qui réservent ces chambres en gros et sur toute l'année. Ce qui leur permet de bénéficier des prix très intéressants, contrairement aux touristes nationaux. Pour remédier à ce problème, nous adoptons une démarche basée sur deux volets. Premièrement, nous lançons une opération de promotion qui permet aux agences de voyages marocaines de faire des réservations en gros de façon à pouvoir bénéficier des prix bas et à en faire bénéficier les touristes nationaux. Deuxièmement, nous avons également le plan Biladi qui porte sur l'aménagement et le développement des zones touristiques intégrées et qui se propose comme un produit conforme aux attentes des Marocains, y compris pour les prix qui varieront entre 300 et 500 DH/nuit/famille. L'étude que nous avons réalisée à ce sujet nous a permis d'identifier huit destinations préférées par les touristes marocains.
Trois opérations ont été lancées, puisqu'il a été procédé, récemment, au dépôt des offres concernant les stations prévues dans ce plan à Ifrane, à El Jadida (Sidi Abed) et à Agadir (Imi Ouaddar).
Dans les semaines à venir, nous annoncerons les attributaires de ces appels d'offres.
Les travaux démarreront dans les mois à venir. Les autres stations suivront.


L'ex-ministre du Tourisme, Adil Douiri, avait déclaré que le plan «Biladi» est confronté à la rareté de la réserve foncière qui peut être mobilisée à ce sujet. Où en êtes-vous à propos de ce problème ?

Nous avons dépassé ce problème pour les trois stations citées et les cinq autres sont en cours.

La station balnéaire Saïdia a accusé du retard. A quoi est dû cela ?

Il ne s'agit pas d'un grand retard. Lors d'une visite que j'y ai effectuée, j'ai constaté que la réalisation des travaux se fait suivant un rythme rapide.
Il est à noter qu'il y a eu en général un léger glissement en ce qui concerne le calendrier de la programmation des stations balnéaires du plan «Azur». Ce glissement est dû à deux principales raisons. La première est la complication de la réalisation d'une station balnéaire, puisqu'elle est située sur une superficie qui peut atteindre 700 ha, ce qui en fait presque une ville, avec des investissements de l'ordre de 10 milliards de DH. Pour la station Saïdia par exemple, elle donnera lieu à 30.000 lits. Deuxièmement, nous n'avons pas d'expérience au Maroc dans ce genre de projets. Cependant, ces facteurs n'ont pas un grand impact sur le rythme de réalisation du plan Azur.

Et qu'en est-il de l'amélioration de la capacité hôtelière ?

En 2001, le Maroc comptait 97.000 lits hôteliers dans les établissements d'hébergement classés. Aujourd'hui, nous sommes autour de 140.000 lits et l'objectif qui a été fixé pour 2010 est d'arriver à 230.000 lits.

Toutefois, le rythme de la mise en place de nouveaux lits est inférieur de près de 50% à ce qui était prévu par la vision 2010. Quelle est la cause de ce décalage ?

Je crois qu'il faut relativiser cela. En fait, il est à noter qu'il s'agit d'une vision, donc d'une ambition et non pas d'un objectif. Ce qui est important à retenir est que cette vision a créé une dynamique.
Aujourd'hui, nous sommes assez satisfaits des résultats obtenus. Et cette dynamique est multiple : commerciale pour repositionner le produit Maroc; d'investissement, puisque au-delà du plan «Azur», nous avons beaucoup d'autres demandes d'investissements d'aménagement et l'équipement de grandes stations nouvelles qui n'ont pas été programmées auparavant.
Il s'agit également d'une belle dynamique aussi financière. Cela montre qu'on est sur la bonne voie.

Et si on vous demande de rectifier ce chiffre ?

Aujourd'hui, nous sommes sur des prévisions de 20.000 lits par an, soit 60.000 qui s'ajouteront à 140.000.
Le total sera donc de 200.000 lits. Mais, je réitère que c'est cela le sens d'une vision.

En termes de devises, quel est le volume que le secteur du tourisme procure exactement à l'économie nationale ?

A fin 2007, les recettes voyages, différentes des recettes MRE ont atteint exactement 58,80 MMDH. Aujourd'hui, manifestement, ces recettes constituent la première source de devises pour le Maroc.
C'est dire que le tourisme a dépassé en termes de devises les transferts des Marocains résidant à l'étranger qui rapportent près de 55 MMDH. Ces recettes se situent en 3e position, un peu plus loin des deux premières, les phosphates et dérivées. Le tourisme devient ainsi la première industrie exportatrice de notre pays et aussi un élément incontournable dans le rééquilibrage de la balance de paiement, voire un autre enjeu de croissance pour le Maroc.
Ce niveau de recettes qui progresse de manière corrélative avec le nombre d'arrivées, peut-être comparé à des postes d'emploi par touriste. Aujourd'hui, si on prend le total des recettes de voyage (59 MMDH en 2007) et on le divise par le nombre de touristes qui ont visité le Royaume sur la même période, nous définissons une dépense de 8.000 DH (1.000 dollars) par touriste, ce qui nous classe à côté des autres pays touristiques, dans la catégorie des destinations de haute qualité. Ceci est le résultat d'une politique touristique qui essaie de jouer sur l'ensemble des produits marocains et des segments… Encore, l'indicateur global des recettes permet de classer notre pays dans la catégorie de pays qui génèrent un niveau important de ressources à partir de son industrie touristique.
Je pense que cette tendance va se poursuivre, d'autant plus qu'aujourd'hui la qualité des stations construites, la catégorie des hôtels qui vont ouvrir et leur capacité d'hébergement, ainsi que l'ensemble des nouvelles niches que nous sommes en train d'exploiter (tourisme golfique, …) vont procurer un segment de clientèle d'un haut niveau, ou ce qu'on appelle les touristes à haute contribution …

Différents investisseurs étrangers dans le secteur du tourisme ont décliné deux défis majeurs qui entravent leurs activités au Maroc. D'abord, ils abordent la question du non-respect des conditions et des délais de la convention de partenariat avec la direction de l'investissement. Ensuite, ils craignent une pénurie ou une insuffisance de la main-d'oeuvre spécialisée et qualifiée …

Si vous parlez de l'exonération des taxes douanières et de la TVA sur import, il faut rappeler que cette exonération concerne une durée de 36 mois à compter de la date de la création de la société au Maroc. Mais en matière du retard que prend la validation de l'attribution de l'exonération au niveau des directions des investissements étrangers, il faut dire que ces dernières sont en train de fournir un effort exceptionnel qu'il faut saluer, afin qu'elles répondent aux demandes spontanées d'investissement en tourisme marocain et qu'elles essaient
de les structurer dans un premier temps. Je tiens à dire que tout projet dans le secteur du tourisme n'est certainement pas validé par défaut. Il ne suffit pas qu'un investisseur crée une société ou qu'il ait l'idée d'investir dans une région ou une autre, pour qu'il se voie attribuer 300 hectares ou signer la convention de partenariat avec l'État.
Pour qu'un projet touristique soit admis, et dans le cadre de notre politique d'équilibrage, nous nous informons des intentions réelles en termes d'investissement et nous vérifions la convenance du projet à l'aspect culturel et historique de la région visée.
J'ai assisté à deux réunions présidées par le Premier ministre, au titre de ce nouveau gouvernement, et il a été constaté que le secteur qui se place premier en termes de conventions validées est celui du tourisme. Je peux dire qu'effectivement, un nombre de demandes d'investissement est en attente.
Une situation à laquelle le Premier ministre a répondu en donnant des instructions claires pour l'aménagement de plusieurs régions concernées (Essaouira, Safi …), et ce afin d'accélérer leur validation et faciliter leur exécution.

Au sujet de la fiscalité, les opérateurs se plaignent des taxes, du niveau des taux de la TVA…

En ce qui concere la fiscalité des hôteliers, la taxe de la promotion touristique a toujours existé et ne peut relever de la fiscalité qui dérange encore.
Au contraire, c'est l'ONMT qui devrait se plaindre pour avoir engagé encore et toujours des charges de promotion du secteur sans qu'il puisse arriver à les compenser en termes de ressources. Selon le rapport de l'Office, on lui reproche de ne pas arriver à couvrir ses dépenses.
Cette taxe représente aujourd'hui la 6e ressource du budget de l'ONMT. Par rapport à la Vision 2010, elle devrait atteindre quelque 500 MDH. On est globalement à ce jour à 93,80 MDH.
Sachant que la moyenne qui devrait être consacrée à la promotion touristique, selon le benchmarking mondial, est de 1% des recettes de voyages (touristiques).
Une moyenne que nous ne sommes pas loin d'atteindre. À ce titre, il me tient à cœur de dire qu'au niveau de l'ONMT un grand travail de rationalisation, d'organisation et de restructuration est en train de se faire, dans la grande transparence et clarification.
Il concerne la mise en œuvre et la reformulation totale de la stratégie de promotion du tourisme marocain… mais il faut que les professionnels se sentent aussi concernés.
La taxe n'est qu'un minimum de leur contribution financière à une promotion qui les sert d'abord. Sur un autre registre, j'aimerai rappeler que le nombre de nuitées officiellement présenté n'est rien d'autre que le nombre de nuitées déclaré par les hôteliers eux-mêmes, que j'invite à s'impliquer encore plus dans cette promotion du tourisme national, de créer davantage de fédérations et d'associations et de venir même challenger le fisc et de lui demander des états chiffrés, des comptes et des résultats. Chose que je trouve totalement naturelle et logique.

Revenant à la question des investisseurs étrangers. Quel est le dernier classement en terme de provenance selon les pays d'origine ?

Sincèrement, on remarque que presque tous les pays sont présents sur cette liste des investisseurs étrangers dans le secteur du tourisme marocain.
Si on considère les investisseurs qui entrent dans le cadre du plan Azur, on énumère l'Espagne (ex : Fadesa), les Etats-Unis d'Amérique (Colonie capitale), la France (Accor), l'Égypte (Orascom) sur Oued Chbika, etc.
On peut vraiment dire qu'un afflux important et un intérêt exceptionnel sont portés pour le tourisme marocain par tous les grands investisseurs étrangers de tous les pays.
J'ajoute que les grands projets sont menés principalement par les investisseurs d'origine arabe.
Encore, les grandes enseignes de grand prestige s'intéressent au Maroc, pour rappeler que la destination nationale est en train de confirmer son rang de «première classe».

Passant à une deuxième partie de la discussion concernant la structure du département compétent. Qui fait quoi sur le long de la chaîne du secteur touristique, sachant que des fois on a du mal à situer les différents intervenants et leurs rôles respectifs ?

Le département du tourisme et bien sûr l'ONMT. Le ministère de tutelle est structuré de la manière suivante : trois directions. La première est la direction qui s'occupe des relations avec les professionnels et le développement des métiers du tourisme.
Elle est chargée du contrôle essentiellement et aujourd'hui elle est en train de reclasser et de recenser l'ensemble des métiers qui relèvent du secteur du tourisme.
La fameuse DAI, Direction de l'aménagement et de l'investissement, s'occupe elle de la partie «produits».
Il faut savoir que c'est la «DAI» qui était la cheville ouvrière du développement du plan «Azur», plan «Madain», du «plan rural», etc. Cette direction est aujourd'hui en train de migrer vers une structure de forme Société anonyme (S.A.), qui s'appelle la SMIT ou la Société marocaine d'ingénierie touristique, qui sera le fruit d'une fusion entre la DAI, la SNABT (la Société nationale d'aménagement de la baie de Tanger) et la SONABA (la Société nationale de la baie d'Agadir). La SMIT va continuer à faire avancer ou liquider les projets de SNABT et SONABA, mais va être complètement dédiée au développement de produits touristiques.
La 3e direction dite «support» s'occupe des affaires administratives et financières…
Et il y a aussi, comme organes formant le département du Tourisme, la DSP qui s'occupe de la stratégie et de la planification. Elle assure à la fois le secrétariat général de l'Observatoire du tourisme qui est une association publique-privée responsable de produire les statistiques touristiques, et de même responsable du lancement de certaines études particulières. Et il y a l'ONMT qui a comme principale mission la promotion et le marketing du tourisme marocain principalement à l'étranger. Voilà, en bref, comment nous sommes structurés au niveau du ministère du Tourisme et de l'Artisanat.

Organisation



Pourquoi lier le tourisme et l'artisanat ?

Le lien entre les deux secteurs est un lien organique. C'est ce qui nous a poussé dans le cadre du nouveau gouvernement à les réunir dans un seul ministère. Mais, il est à noter que le tourisme dépend d'autres domaines, comme la culture, le transport aérien… Je tiens ici à revenir d'une manière schématique sur l'approche qu'on a adoptée dans le cadre de la vision 2010.
En fait, dans la conception de cette vision, on a d'abord focalisé sur l'amélioration de la capacité d'hébergement, après on s'est posé la question sur les moyens qui nous permettront d'acheminer ces touristes vers la destination pour remplir et faire tourner ces unités hôtelières, ce qui mène à résoudre le problème du transport.
Ensuite, il faut faire la promotion des produits touristiques marocains pour les faire connaître auprès de ces touristes. Et ainsi de suite.
En ce qui concerne l'artisanat, il est à souligner que le tourisme n'est pas seulement un secteur qui doit contribuer à la création des richesses et de l'emploi, mais également comme un vecteur qui est en mesure de donner une image, comme l'a relevé Sa Majesté à l'occasion des Assises du tourisme à Fès, de la culture et des traditons marocaines et le mode de vie de notre pays. Et les produits de l'artisanat peuvent jouer ce rôle.
Par yougrthen - Publié dans : Réalisations
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Mercredi 20 février 2008



Le directeur général de l'Office National Marocain du Tourisme (ONMT), M. Abbas Azzouzi, a dévoilé, mardi à Casablanca, les grands axes de son plan d'action pour la période 2008-2010, qui permettra à l'Office d'être au rendez-vous de la politique touristique définie par la Vision 2010. 


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Cette vision incite l'Office à travailler de plus en plus sur la conquête de nouveaux marchés en particulier ceux des pays émergents à savoir la Chine, l'Inde et les pays de l'Est, et pourquoi pas les marchés d'outre-Atlantique, a indiqué M. Azzouzi, lors d'une rencontre avec la presse.
 
Il a précisé, à cet égard, que cette stratégie prévoit également le lancement de nouvelles stations en parallèle au développement de nouveaux circuits et produits combinés, ajoutant que L'ONMT prévoit de mettre l'outil Internet au service de la promotion de la destination Maroc. 


La poursuite du développement du tourisme responsable et la segmentation des marchés sont également intégrées dans les axes de la stratégie 2008-2010, a-t-il poursuivi. Au niveau institutionnel et afin d'atteindre les objectifs de sa stratégie, l'ONMT a subi une réforme en profondeur lui permettant de recentrer ses activités autour de la mission de marketing comme métier unique. 


Selon M. Azzouzi, cette réforme repose aussi sur deux supports novateurs qui consistent en la mise en £uvre d'une stratégie de croissance ciblée et intégrée et en la construction de partenariats avec les professionnels. 


La réorganisation de l'Office a visé également le renforcement des ressources, grâce à l'augmentation de la subvention de l'Etat (500 millions de dirhams au lieu de 400 millions en 2007). 


Ces efforts ont été accompagnés par une réduction des coûts de fonctionnement de 20 millions de dirhams en 3 ans, grâce à la fois à la mise au point d'un système d'information comptable, financier, de certification des comptes par un auditeur externe et au renouvellement des ressources humaines. 


Le Maroc a accueilli en 2007 quelque 7,4 millions de touristes, un chiffre en hausse de 13 pc par rapport à l'année précédente. Le nombre des nuitées dans les hôtels classés a atteint la barre de 17 millions, un mouvement en augmentation de 3 pc par rapport à 2006, a rappelé le directeur général de l'ONMT, ajoutant que ces arrivées ont drainé en 2007 des recettes touristiques de l'ordre de 59 milliards de dirhams contre 53 milliards en 2006. 


Pour M. Azzouzi, cet engouement pour la destination Maroc est l'avant goût de la marche tracée globalement par l'ONMT en vue d'atteindre les objectifs fixés à l'horizon 2010, sans perdre de vue les perturbations éventuelles qui pourraient traverser les marchés touristiques européens en 2008. 


Face à ce ralentissement en perspective du mouvement touristique en provenance des marchés traditionnels, l'Office garde le cap de ses ambitions réelles et de son volontarisme pour maîtriser et affronter les défis, et ce par la réalisation d'une croissance fixée à 5 pc pour l'année 2008, a-t-il souligné avant d'ajouter que la politique de marketing de l'Office s'est vue renforcée par l'augmentation du budget d'investissement grâce aux subventions de l'Etat qui se chiffrent à 500 millions de dirhams.

 

MAP
(20/2/2008)

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Mardi 19 février 2008

« A nous de faire en sorte que leur perception ne se limite pas aux visites à la 1081_big_img.jpg famille »

L’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) a présenté ce matin, mardi 19 février, son bilan pour 2007 et posé les actions de 2008, l’année de tous les défis. Dans un entretien accordé à bled.ma, M.Abbas Azzouzi, directeur général de l’ONMT considère les flux des MRE importants mais pas primordiaux dans la croissance du marché touristique.


-Vous relancez la communication autour de Marrakech. Avez-vous constaté un essoufflement ou une saturation dans la fréquentation touristique?


- Non, il s’agit seulement de maintenir nos actions autour de ces deux villes qui sont les principales destinations touristiques au Maroc. Marrakech et Agadir représentent près de 60 % du tourisme marocain. Nous ne communiquons pas plus mais différemment, en élargissant la gamme de nos produits pour les touristes. Notamment en déclinant les nombreux atouts culturels et sportifs de ces deux régions, en plus du côté balnéaire pour Agadir.

- Entre 2001 et 2007, l’ONMT a recensé 3 millions de touristes supplémentaires. Les MRE représentent environ 30 % de ce chiffre. Pour 2007, on compte 300 000 MRE supplémentaires. Cette augmentation faisait-elle partie de vos objectifs ?

-Toucher les MRE ne fait pas partie de nos ambitions. Cette augmentation s’est faite naturellement. Ces Marocains résidents à l’étranger sont des touristes à part entière mais nous n’attendons pas après eux pour atteindre l’objectif de 10 millions de touristes en 2010.


-Avez-vous toutefois une stratégie établie pour ces MRE ?

-Oui, nous commençons à mettre en place des actions directement dans les pays d’accueil adressées à ces MRE. Notamment le programme de promotion du Maroc « Assiyahia » lancé en 2007 en France et en Belgique. Il s’agit d’un partenariat avec le groupe Banques Populaires, des tours opérateurs et des chaînes hôtelières permettant des avantages et des réductions financières tant au niveau du transport qu’en terme d’hébergement.

-Avez-vous constaté des résultats probants via ce programme de fidélité?

-On constate un démarrage timide. Le problème majeur se pose en termes de distribution de ces produits. Pour cette première année, on a fait du marketing direct à travers des fichiers clients mais on espère développer de nouvelles stratégies afin de toucher un plus grand nombre. Ce type de programme devrait inciter les MRE à voyager hors saison. Nous souhaitons également développer une stratégie en fonction de leurs besoins. On aimerait qu’ils aient les mêmes réflexes en terme de consommation que les touristes d’origines étrangères.

-Que pensez-vous faire pour inciter les MRE à consommer comme le touriste lambda ?

- Développer des produits tels que le packaging, les offres thématiques et valoriser l’ensemble des activités pour satisfaire leurs besoins. Mais rappelons que cette population n’est pas uniforme. Les attentes varient en fonction des générations. Pour les jeunes, le Maroc ne s’impose pas spontanément comme destination de vacances, c’est avant tout la Terre des origines. A nous de faire en sorte que leur perception ne se limite pas aux visites à la famille.

Propos recueillis par Peggy Panès
pour bled.ma
19/02/2008

Propos recueillis par Peggy Panès
pour bled.ma

 

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Jeudi 14 février 2008

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Plus de 40.000 personnes ont visité la 12e édition de la Foire internationale du tourisme et du voyage pour l'est de la Méditerranée (EMIT-2008), organisée du 14 au 17 février à Istanbul, ont annoncé les organisateurs de la manifestation.
 

            Ouverte les deux premiers jours uniquement aux professionnels, la manifestation a accueilli un nombre de visiteurs dépassant de 30 % les chiffres enregistrés durant l'édition 2007 de la Foire, a précisé la même source.

Initiée par le ministère turc du Tourisme en partenariat avec la compagnie aérienne turque, la Foire a connu, cette année, la participation de 2.500 compagnies aériennes, agences de voyage, hôteliers et opérateurs de différentes filières touristiques représentant une soixantaine de pays, dont le Maroc.
 

Le stand marocain qui a constitué un véritable point d'attraction pour les visiteurs de la Foire, a été sacré "Espace le plus authentique" de la manifestation.
 

Le Prix décerné à l'issue de cette manifestation, a récompensé l'effort de créativité, d'organisation et d'animation mis au point par le bureau régional de l'Office national marocain du tourisme (ONMT) à Dubaï et la représentation de la compagnie nationale Royal Air Maroc (RAM) à Istanbul, organisateurs du stand, ainsi que par les agences et tour opérateurs marocains ayant pris part à l'édition 2008 de la Foire.

Le stand marocain qui a constitué un véritable point d'attraction pour les visiteurs de la Foire, a été sacré «Espace le plus authentique» de la manifestation.
(Photos : en.wikipedia.org/ www.voyages-photos.fr)

 

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