Tourisme MRE...

Publié le par yougrthen

« A nous de faire en sorte que leur perception ne se limite pas aux visites à la1081_big_img.jpg famille »

L’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) a présenté ce matin, mardi 19 février, son bilan pour 2007 et posé les actions de 2008, l’année de tous les défis. Dans un entretien accordé à bled.ma, M.Abbas Azzouzi, directeur général de l’ONMT considère les flux des MRE importants mais pas primordiaux dans la croissance du marché touristique.


-Vous relancez la communication autour de Marrakech. Avez-vous constaté un essoufflement ou une saturation dans la fréquentation touristique?


- Non, il s’agit seulement de maintenir nos actions autour de ces deux villes qui sont les principales destinations touristiques au Maroc. Marrakech et Agadir représentent près de 60 % du tourisme marocain. Nous ne communiquons pas plus mais différemment, en élargissant la gamme de nos produits pour les touristes. Notamment en déclinant les nombreux atouts culturels et sportifs de ces deux régions, en plus du côté balnéaire pour Agadir.

- Entre 2001 et 2007, l’ONMT a recensé 3 millions de touristes supplémentaires. Les MRE représentent environ 30 % de ce chiffre. Pour 2007, on compte 300 000 MRE supplémentaires. Cette augmentation faisait-elle partie de vos objectifs ?

-Toucher les MRE ne fait pas partie de nos ambitions. Cette augmentation s’est faite naturellement. Ces Marocains résidents à l’étranger sont des touristes à part entière mais nous n’attendons pas après eux pour atteindre l’objectif de 10 millions de touristes en 2010.


-Avez-vous toutefois une stratégie établie pour ces MRE ?

-Oui, nous commençons à mettre en place des actions directement dans les pays d’accueil adressées à ces MRE. Notamment le programme de promotion du Maroc « Assiyahia » lancé en 2007 en France et en Belgique. Il s’agit d’un partenariat avec le groupe Banques Populaires, des tours opérateurs et des chaînes hôtelières permettant des avantages et des réductions financières tant au niveau du transport qu’en terme d’hébergement.

-Avez-vous constaté des résultats probants via ce programme de fidélité?

-On constate un démarrage timide. Le problème majeur se pose en termes de distribution de ces produits. Pour cette première année, on a fait du marketing direct à travers des fichiers clients mais on espère développer de nouvelles stratégies afin de toucher un plus grand nombre. Ce type de programme devrait inciter les MRE à voyager hors saison. Nous souhaitons également développer une stratégie en fonction de leurs besoins. On aimerait qu’ils aient les mêmes réflexes en terme de consommation que les touristes d’origines étrangères.

-Que pensez-vous faire pour inciter les MRE à consommer comme le touriste lambda ?

- Développer des produits tels que le packaging, les offres thématiques et valoriser l’ensemble des activités pour satisfaire leurs besoins. Mais rappelons que cette population n’est pas uniforme. Les attentes varient en fonction des générations. Pour les jeunes, le Maroc ne s’impose pas spontanément comme destination de vacances, c’est avant tout la Terre des origines. A nous de faire en sorte que leur perception ne se limite pas aux visites à la famille.

Propos recueillis par Peggy Panès
pour bled.ma
19/02/2008

Propos recueillis par Peggy Panès
pour bled.ma

 

Publié dans Perspectives

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